Silence
Pan !
Le cœur qu’on assassine.
Pan ! Fait la balle.
Et le corps tombe, silencieux.
-
La voix éteinte.
- Fait la voix
Évanouie, silencieuse.
Autour, plus rien.
Les passants ne passent plus.
Le bruit des souffles coupés nous englobe.
Pan !
Dernier son d’une civilisation à l’agonie.
Pan !
Le rouge et le blanc,
Et le bleu mélangés
Éclaboussent les visages.
Le silence pèse.
Pan !
Tapi, l’assassin guette,
Parmi les hommes,
Dans le silence assourdissant de la stupeur.
Là-haut le ciel brûle,
L’oiseau chante,
Le vent souffle.
Le vent souffle.
Pan !
Au sol, gît la
république.
.
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