Pater marmoris
Sous la ronce s’endort, la trogne paternelle,
L’idole impénétrable aux accents sibyllins,
Le regard échappé, dérobé aux mortels,
Qui-es-tu, étranger, qui côtoie le divin ?
Longtemps j’ai déposé, sur ton nom archaïque
Les élans idolâtres, ainsi que des encens
Qui montant à ta cime, excitaient sporadique
L’intérêt éphémère d’un père indolent.
Et croulant sous le poids, d’un mal congénital
Qui relègue l’amour au rang de l’abyssal
Ô Pater marmoris, ton
énigme est pérenne !
Là ! tu gis, homme oiseau, un phœnix rocailleux
Du haut du piédestal, tu ignores l’adieu,
J’ai aimé t’adorer, dorénavant je t’haine !
.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire